Bienvenue sur mon site « les poteries de mamine » où je mets en avant mes créations.

Potière autodidacte depuis plus de 30 ans, j’imagine et façonne chaque pièce,  vaisselle, vases, bols, sculptures décoratives à la main, en mariant savoir-faire traditionnel et touches contemporaines.

Si vous cherchez de la poterie artisanale authentique, bien finie et durable, vous êtes au bon endroit.

 

Qu’est-ce que la poterie et la céramique ? 

Poterie et céramique sont souvent utilisés comme synonymes, mais on peut distinguer :

Poterie : fabrication d’objets en terre (argile) façonnés à la main ou au tour. Le terme insiste sur l’objet artisanal (pots, bols, vases).

Céramique : terme plus large couvrant tous les matériaux inorganiques et non métalliques cuits (faïence, grès, porcelaine). Inclut aussi les procédés industriels et artistiques.

Types de terres courants (résumé) :

Faïence : cuisson basse température, plus poreuse, aspect lumineux mais moins résistante.

Grès : cuisson moyenne à haute température, robuste, souvent vitrifié (non poreux). Idéal pour la vaisselle.

Porcelaine : cuisson haute, fine et blanche, translucidité possible, technique exigeante.

Vous trouverez l’ensemble des types sur mes créations.

 

Le processus créatif, de l’inspiration à la forme

Avant qu’un bol, un vase ou une sculpture ne prenne vie entre mes mains, il y a toujours une idée qui germe. Parfois, elle naît d’un détail observé dans la nature, une feuille nervurée, la texture d’une écorce, la douceur d’un galet poli par la mer. D’autres fois, c’est une architecture, une atmosphère ou même un simple geste du quotidien qui m’inspire. L’argile a cette capacité extraordinaire d’absorber toutes ces influences et de les transformer en formes tangibles.

– Des idées aux croquis

Lorsque l’inspiration surgit, je la couche rapidement sur papier. Des croquis simples, parfois même des traits esquissés à la hâte, mais qui capturent l’essence de la pièce à venir. Ce moment est un terrain d’expérimentation : j’imagine les proportions, la silhouette, l’épaisseur des parois, les lignes courbes ou droites. Ces dessins deviennent une sorte de fil conducteur qui m’accompagnera tout au long de la réalisation.

– La recherche de cohérence

Une idée isolée peut donner naissance à une pièce unique, mais souvent, j’aime travailler en collections. Chaque collection raconte une histoire : une série inspirée de la forêt, une autre évoquant les teintes minérales des roches, ou encore une gamme aux lignes plus épurées, presque architecturales. J’y cherche une cohérence visuelle, une identité forte qui unit des pièces pourtant toutes différentes.

– Les prototypes et les essais

Avant de lancer une série complète, il y a toujours une phase d’expérimentation. Je crée un ou deux prototypes, parfois plusieurs variantes, pour tester les formes, les proportions et surtout les réactions de l’argile. C’est à ce moment-là que je fais aussi des essais de glaçures : j’observe comment une couleur se dépose, comment deux émaux interagissent entre eux, quel rendu ils offrent après cuisson. Ce sont des tests passionnants, parfois frustrants, mais essentiels pour ajuster mes choix.

– L’équilibre entre fonction et esthétique

Dans mon travail, je cherche toujours à trouver l’équilibre entre l’usage et la beauté. Une tasse doit être agréable en main, un bol doit tenir confortablement, un vase doit mettre en valeur les fleurs qu’il accueille. Mais au-delà de l’utilité, chaque pièce porte aussi une dimension esthétique et émotionnelle : elle raconte une histoire, elle transmet une atmosphère, elle devient un objet unique dans le quotidien de celui qui l’utilise.

 

Le processus technique, de la terre brute à la pièce finie

Derrière chaque objet en céramique se cache un long travail de préparation et de patience. Tout commence par le choix de la terre. Selon la pièce que je souhaite créer, j’opte pour une argile plus fine et claire, idéale pour les finitions délicates ou au contraire un grès plus robuste, parfait pour la vaisselle du quotidien. Cette étape est essentielle, car la nature de la terre va déterminer à la fois la solidité de la pièce et son rendu final.

Une fois la terre choisie, elle doit être soigneusement préparée. On la pétrit, on la malaxe, on la fait « respirer » pour chasser les bulles d’air. C’est un moment presque méditatif, où le geste manuel met déjà en lien direct l’artisan et la matière.

– Le façonnage

Vient ensuite l’étape la plus connue : le façonnage. Selon le projet, j’utilise le tour de potier, qui permet de créer des bols, assiettes ou vases aux formes harmonieuses, ou bien des techniques plus libres comme le modelage et le travail aux plaques, pour des pièces sculpturales ou asymétriques. Chaque geste doit être précis : trop de pression et la forme s’effondre, pas assez et elle reste inachevée. C’est un véritable dialogue avec l’argile, une recherche constante d’équilibre.

– Le séchage et la première cuisson

Quand la forme est terminée, elle doit sécher lentement. Ce temps de repos est crucial : si la terre sèche trop vite, elle risque de se fissurer. Vient alors la première cuisson, appelée cuisson de biscuit. Elle solidifie la pièce sans la vitrifier. C’est un peu comme si l’objet prenait sa première respiration, devenant plus résistant mais encore brut.

– L’émaillage et les couleurs

Après cette première étape, place à la couleur et aux textures. J’applique des émaux, ces mélanges de minéraux qui, à haute température, se transforment en une surface lisse, brillante, mate ou craquelée. Selon la technique, l’émail peut être trempé, pulvérisé ou appliqué au pinceau. C’est un moment plein de surprises, car le rendu final dépend aussi de la magie du feu.

– La cuisson finale

La pièce émaillée est ensuite replacée dans le four pour la cuisson finale. C’est l’étape la plus excitante et la plus imprévisible. Selon la température, le type de four (électrique, gaz, bois ou raku) et la façon dont l’air circule, les émaux vont réagir différemment. Certaines couleurs se révèlent intenses, d’autres se fondent doucement, créant des nuances uniques. Chaque sortie de four est un mélange d’impatience et d’émerveillement : on découvre enfin le vrai visage de la pièce.

– Les finitions

Enfin, après refroidissement, vient le temps des finitions. Je ponce délicatement les bords, je vérifie la stabilité, l’étanchéité, la sécurité alimentaire si c’est de la vaisselle. Certaines pièces sont signées discrètement au dos ou à la base, comme un sceau qui rappelle leur authenticité. C’est dans ces derniers gestes que l’objet devient véritablement abouti, prêt à rejoindre une table, une étagère ou une collection.